Les spécialistes ignorent la thèse mythiste.

« Nous ne sommes plus au temps où B. Bauer (1840) ou P.-L. Couchoud (1937) s’ingéniaient à nier que Jésus eût existé ; le sens de ses faits et gestes, non son existence, fait aujourd’hui débat. »

Daniel Marguerat, Jésus de Nazareth. Nouvelles approches d’une énigme. Page 13. 1998.

«  Une précision cependant : dans cet ouvrage conçu comme pluriel et montrant une recherche en continuelle évolution, nous avons délibérément laissé de côté la thèse dite « mythiste », selon laquelle Jésus de Nazareth n’aurait jamais existé : les évangiles seraient donc une fable, imaginée puis élaborée par un groupe de Juifs du Ier siècle en mal de révélations sensationnelles. Cette thèse, qui avait connu son heure de gloire au XIXe siècle avec le triomphe du positivisme, était vite tombée en désuétude du fait de ses propres contradictions et de l’avancement des travaux scientifiques. Or, depuis quelques années, elle refait surface, portée par quelques voix tapageuses dans les pays anglo-saxons, auxquelles certains ont cru bon de faire écho en France ou en Europe. Et un public non averti en est parfois troublé, à l’heure où la communication de masse et les réseaux sociaux favorisent la floraison de discours plus ou moins complotistes, remettant en cause les affirmations les plus consensuellement validées par l’ensemble des spécialistes. En l’occurrence, ces mises en doute hyperboliques n’ont aucune valeur factuelle ni intellectuelle, et ne sont pas plus rationnelles que la thèse de la terre plate. Soyons clairs : aujourd’hui, peut-on encore sérieusement douter de l’existence historique de Jésus ? La réponse est : non. »

 Jésus, l’encyclopédie dirigée par Joseph Doré. Avant-propos de l’éditeur par Jean Mouttapa. 2017. Page 8.

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