Mon éditeur: Amazon et KDP

Après le refus de vingt-cinq éditeurs, les éditions Aden de Bruxelles ont publié en 2008 Une invention nommée Jésus. Après avoir épuisé le premier tirage, Aden n’a pas souhaité en imprimer un second. Je ne sais pas pourquoi. J’ai donc cherché un autre éditeur, en vain.

Il faut constater qu’un livre contestant l’existence de Jésus, cela n’intéresse aucun éditeur. Depuis que Gallimard a publié Linvention de Jésus du regretté Bernard Dubourg en 1989, aucun éditeur non confidentiel n’a publié un livre en français sur ce sujet.

J’ai donc fait appel aux services d’Amazon, qui reçoit des livres sous forme de fichier PDF et met gratuitement à la disposition des auteurs des logiciels de mise en page et de confection de couverture. Le livre est ensuite imprimé à la demande et distribué par Amazon.

Amazon est un géant guère sympathique mais il est clair que sans lui, Une invention nommée Jésus n’existerait plus. Amazon peut être l’ami des petits. À méditer.

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Les spécialistes ignorent la contestation de l’existence de Jésus.

« Nous ne sommes plus au temps où B. Bauer (1840) ou P.-L. Couchoud (1937) s’ingéniaient à nier que Jésus eût existé ; le sens de ses faits et gestes, non son existence, fait aujourd’hui débat. »

Daniel Marguerat, Jésus de Nazareth. Nouvelles approches d’une énigme. Page 13. 1998.

«  Une précision cependant : dans cet ouvrage conçu comme pluriel et montrant une recherche en continuelle évolution, nous avons délibérément laissé de côté la thèse dite « mythiste », selon laquelle Jésus de Nazareth n’aurait jamais existé : les évangiles seraient donc une fable, imaginée puis élaborée par un groupe de Juifs du Ier siècle en mal de révélations sensationnelles. Cette thèse, qui avait connu son heure de gloire au XIXe siècle avec le triomphe du positivisme, était vite tombée en désuétude du fait de ses propres contradictions et de l’avancement des travaux scientifiques. Or, depuis quelques années, elle refait surface, portée par quelques voix tapageuses dans les pays anglo-saxons, auxquelles certains ont cru bon de faire écho en France ou en Europe. Et un public non averti en est parfois troublé, à l’heure où la communication de masse et les réseaux sociaux favorisent la floraison de discours plus ou moins complotistes, remettant en cause les affirmations les plus consensuellement validées par l’ensemble des spécialistes. En l’occurrence, ces mises en doute hyperboliques n’ont aucune valeur factuelle ni intellectuelle, et ne sont pas plus rationnelles que la thèse de la terre plate. Soyons clairs : aujourd’hui, peut-on encore sérieusement douter de l’existence historique de Jésus ? La réponse est : non. »

 Jésus, l’encyclopédie dirigée par Joseph Doré. Avant-propos de l’éditeur par Jean Mouttapa. 2017. Page 8.