Une critique par Georges Daras, troisième partie

– L’idée que Jésus n’a pas existé est insupportable pour un croyant.

– Beaucoup de spécialistes du Jésus historique sont des croyants.

– Pour l’ensemble des spécialistes du Jésus historique, l’existence de Jésus est une évidence.

– Quand un spécialiste tente de justifier que Jésus a existé, les arguments sont d’une incroyable faiblesse.

Y a-t-il un lien entre ces quatre constatations ? Y a-t-il un lien entre la foi des spécialistes (ou de certains spécialiste) et le résultat de leurs recherches ?

L’existence d’instructions officielles du Vatican suggère que oui.

Les propos de certains spécialistes également.

J’ai expliqué cela dans mon chapitre 11 : « De la liberté du chercheur catholique ».

Georges Daras n’a pas aimé du tout, à tel point que c’est ce chapitre 11 qui l’a décidé à se lancer dans sa volumineuse réfutation.

La discussion qui suit a peu de portée car j’ai retiré ce chapitre 11 de la deuxième édition d’Une invention nommée Jésus. D’une part, à cause de la forme, car ce chapitre était effectivement inutilement agressif. Et surtout pour une raison de fond : même si beaucoup de chercheurs sur le Jésus historiques sont influencés par leur foi, cela n’a pas grande importance. Des chercheurs partiaux peuvent avoir raison. Ce sont les arguments qu’il faut examiner.

Point N° 45

Ce point N° 45 concerne l’introduction au chapitre 11 de l’édition de 2008 d’Une invention nommée Jésus. J’y critique des propos scandaleux de Pierre Grelot.

Pierre Grelot est un éminent spécialiste. Pierre Grelot fut membre de la Commission biblique pontificale, c’est le signe d’une très grande reconnaissance de la part du Vatican. Cette reconnaissance est méritée.

Pierre Grelot, aussi éminent et reconnu soit-il, n’engage pas la totalité des spécialistes. C’est un exemple fort inquiétant mais ce n’est effectivement qu’un exemple. Georges Daras a raison mais je n’ai pas écrit que le point de vue de Pierre Grelot est « une généralité ».

Point N° 46

Georges Daras regrette que je mentionne un auteur qui n’est pas spécialiste du Jésus historique. Le titre du chapitre 11 de l’édition de 2008 d’Une invention nommée Jésus est « De la liberté du chercheur catholique », il n’est pas « De la liberté du chercheur catholique spécialiste du Jésus historique ».

Georges Daras signale que la censure dont a été victime Marie-Joseph Lagrange date du début du XXe siècle (elle a duré jusqu’à la mort de Marie-Joseph Lagrange en 1938 et le livre que l’Église lui a interdit de publier n’est toujours pas publié). Georges Daras signale que la situation a depuis évolué dans le bon sens. Certes. La censure a été assouplie, a-t-elle complètement disparu ? Je ne le sais pas et je pense que Georges Daras ne le sait pas non plus.

Point N° 47

Où Georges Daras a-t-il vu que je cherche à « viser » les chercheurs catholiques à travers l’exemple de Pierre Grelot ?

On peut certes discuter de l’influence de l’Église sur la recherche sur le Jésus historique. Il n’en reste pas moins que le Vatican se permet officiellement de dire aux catholiques (chercheurs compris) ce qu’ils doivent croire et  ce qu’ils ne doivent pas écrire. Comme l’Église, par les facultés catholiques, organise une bonne part de la recherche sur le Jésus historique, je me suis permis d’estimer que la recherche sur le Jésus historique est largement tributaire de la religion. Je n’ai pas écrit totalement. Il n’est pas délirant de penser que l’organisation qui finance et qui organise la recherche a un poids sur cette recherche.

Et puis il y a aussi des facultés protestantes.

Point N° 48

Je ne verrais que « le brin d’herbe » qui m’arrange et pas « l’arbre » qui me contredit.

Non, Pierre Grelot n’est un « brin d’herbe », il pas négligeable. Comme je l’ai dit plus haut, c’est une autorité considérable.

John P. Meier est lui aussi un chercheur important. John P. Meier prend certaines libertés avec la tradition. Pour ma part, j’y vois une façon de sauver les meubles, de faire la part du feu.

Examinons les trois exemples que donne Georges Daras. John P. Meier accepte que Jésus soit né à Nazareth et non à Bethléem. Il accepte aussi que Jésus ait eu des frères et des sœurs. Il n’a guère le choix puisque c’est ce qu’indique sa lecture des évangiles. Il doit rester crédible.

Maintenant, quelle est la portée de ces détails ? Dérisoire. L’Église peut bien faire des concessions là-dessus.

John P. Meier reconnait effectivement que la naissance virginale de Jésus est un symbole. Comment faire autrement en restant crédible ? Il me semble en effet que l’écrasante majorité de mes contemporains ne croient pas à la réalité de cette histoire.

De telle « audaces » ne me garantissent pas que la recherche de Meier soit indépendante de toute préoccupation religieuse.

Georges Daras aussi que l’appartenance religieuse n’a que peu d’importance en exégèse et en histoire. Les convictions religieuses peuvent être des engagements très forts. Postuler qu’ils n’ont pas d’importance sur un chercheur qui étudie Jésus me paraît bien optimiste.

Les dernières lignes en petit caractères montrent que Georges Daras ne m’a pas bien lu.

Le contraire de « les spécialistes font ceci » est « certains spécialistes ne font pas ceci » et non pas comme Georges Daras semble le penser « aucun spécialiste ne fait ceci ». Georges Daras m’accuse d’une généralisation que je n’ai pas commise.

De même j’ai effectivement écrit que la recherche est « largement » tributaire de la religion, je n’ai pas dit « totalement ». Il n’y a donc pas de généralisation.

Point N° 49

Le Vatican donne des consignes d’obéissance aux chercheurs catholiques. Et Georges Daras ne le conteste pas.

Qu’en disent les intéressés ? Georges Daras cite quelques prêtres.

Jacques Schlosser estime que la foi ne doit pas intervenir dans la recherche historique. C’est du moins sa « conviction ».

John P. Meier annonce qu’il fera « de son mieux » pour « mettre entre parenthèses » ses convictions dans sa recherche.

Joseph Mongt estime que l’histoire n’a rien à voir avec la religion.

Christian Ducoq affirme que la religion ne s’oppose pas à l’histoire et que le théologien reconnaît l’histoire.

François-Paul Dreyfus ne dit rien de tel.

Tout cela est intéressant et bien timide. Qu’attendent-ils pour protester contre les ordres du Vatican ? Qu’attendent les spécialistes non chrétiens, juifs, voire non-croyants, s’il en existe, pour protester contre ce non sens, cette arrogance qui permet au Vatican de dire aux chercheurs catholiques ce qu’ils ne doivent pas trouver ?

Georges Daras pourrait s’étonner contre cette absence de réaction.

Point N° 50

Il apparaît ici que Georges Daras ne voit pas de problème à ce que le Vatican estime avoir une autorité sur les chercheurs catholiques.

Point N° 51

Comme Pierre Grelot, Raymond E. Brown fut membre de la Commission biblique pontificale. Plus que Pierre Grelot, Raymond E. Brown est un spécialiste estimé. Raymond E. Brown est effectivement un très grand savant reconnu par tous.

Georges Daras appelle à la rescousse Raymond E. Brown qui, paraît-il que l’Église n’a aucun rôle dans l’interprétation que les spécialistes catholiques peuvent donner de l’Écriture, du moins en ce qui concerne l’exégèse et l’histoire.

Georges Daras donne une référence : Croire en la Bible à l’heure de l’exégèse de Raymond E. Brown, Cerf, 2002. Page 65. Il donne une référence mais il ne cite pas Raymond E. Brown[1]. C’est bien dommage car cela montrerait que son optimisme le pousse à ne pas voir les problèmes.

Le passage qui l’intéresse à la page 65 de Croire en la Bible à l’heure de l’exégèse de Raymond E. Brown est, je suppose : « Ce que signifie un passage pour les chrétiens est le problème qui concerne l’Église – et non la question semi-historique de ce que signifiait ce même passage pour la personne qui l’a écrit. »

Effectivement, il y a là une limitation du rôle de l’Église dans l’interprétation des Écritures. C’est la règle. Voici maintenant l’exception, à la phrase suivante de Brown : «  Cela apparaît dans le fait que les interventions normales de l’Église catholique romaine en matière d’exégèse ont eu pour but de rejeter une interprétation qui contestait, de façon intolérable, le fonctionnement de l’Église… »

L’Église peut intervenir pour remédier à l’« intolérable ».

La remise en question de l’existence de Jésus est-elle tolérable ?

Comment se fait-il que Georges Daras n’ait pas vu le problème qu’il avait sous les yeux ?

Point N° 52

La première puce dit qu’il devrait exister un document qu’il est impossible de réaliser.  Si, si, c’est écrit.

À la puce suivante, Georges Daras montre qu’il se croit encore à l’époque précritique où l’Église pouvait affirmer et imposer tout ce qui l’arrangeait. Ce n’est plus le cas et c’est tout ce que prouvent les exemples d’audaces que peuvent se permettre les chercheurs.

Pour le reste, pour ce qui est « intolérable » (voir le point précédent), Georges Daras ne m’a pas convaincu.

À la fin de ce point N° 52 Georges Daras affirme que les chercheurs n’ont pas attendu l’autorisation de l’Église pour distinguer et analyser les différents genres littéraires qu’on peut trouver dans la Bible. Pour distinguer et analyser, bien entendu. Mais pour publier ces découvertes, les chercheurs ont du attendre l’autorisation de l’Église. C’est précisément ce que montre le scandale épistémologique du Père Lagrange qui n’a jamais pu publier certaines de ces recherches car l’Église s’y opposait.

Point N° 53

Georges Daras me reproche d’avoir écrit que l’Église organise (page 126 effectivement, mais dans un autre chapitre) la recherche. Voici la phrase en question : « L’élément décisif est l’organisation par l’Église de l’étude critique de la Bible. Abandonnant les positions caricaturales qui les discréditaient, les spécialistes issus d’institutions religieuses sont progressivement devenus des références incontournables, les seuls interlocuteurs valables. »

L’Église a desserré la censure qu’elle appliquait aux chercheurs catholiques. On peut dire que l’organisation de la recherche en a été modifiée et que c’est à l’initiative de l’Église. C’est pour cela et uniquement pour cela que j’ai parlé d’organisation de la recherche par l’Église.

On peut aussi remarquer qu’une part importante des chercheurs et des instituts de recherche sont catholiques et nourrir des inquiétudes à ce sujet.

Point N° 54

J’ai écrit ceci dans l’introduction d’Une invention nommée Jésus : « Une thèse annexe est que les spécialistes du « Jésus historique », sous couvert de science et d’histoire, font de la religion et de la désinformation. »

Je reconnais que, sur la forme, ceci est inutilement agressif et je l’ai supprimé dans la seconde édition.

Sur le fond, nous verrons au chapitre suivant la qualité déplorable des arguments avancés à l’appui de l’existence de Jésus. J’estime que quand des spécialistes estimés traitent un problème important avec des arguments aussi faibles, il s’agit de désinformation… et probablement pour des raisons religieuses.

Mais on peut discuter du sens des mots.

Point N° 55

Une petite comparaison : prend-on au sérieux les résultats sur l’innocuité du tabac quand ceux-ci sont produits par un laboratoire dépendant d’un fabriquant de cigarettes ?

Point N° 56

Georges Daras répète ce qu’il a déjà écrit. Inutile d’y revenir.

Point N° 57

Même remarque.

PS

Oui Pierre Grelot est un vrai savant. Ses propos sur l’obéissance des chercheurs catholiques sont cependant « discutables » comme le concède Georges Daras. Ils sont mêmes inadmissibles.

[1] Je vais donc citer à sa place. Voici la page 65, avec le paragraphe précédent et le paragraphe suivant, pour ne pas citer hors contexte.

« Le même type de limites se retrouve dans la capacité du magistère à se prononcer sur des faits historiques dont un très petit nombre est intrinsèquement lié au dogme. Hormis le fait généralement accepté que Jésus a vécu et a été crucifié, les seuls faits le concernant qui aient été intégrés dans un dogme précis semblent être qu’il ne fut pas conçu d’un père humain, que son corps dans la tombe ne connu pas la corruption et que, lors de son dernier repas avant sa mort, il établit un lien entre le pain et le vin et sa chair et son sang. Les autres dogmes ne sont pas vraiment liés à l’historicité d’un événement particulier. La définition par l’Église de la virginité préservée de Marie est faite en des termes tels que les « frères » de Jésus dont parle le Nouveau Testament ne peuvent pas avoir été les enfants de Marie (une proposition que j’accepte en tant que catholique) mais au nom de quelle autorité l’Église peut-elle nous dire, de façon positive, qui ils étaient? On peut répondre qu’il existait, en Occident, une tradition pratiquement unanime qui voyait en eux des cousins de Jésus. Elle s’appuyait sur la position de Jérôme rejetant une tradition antérieure qui faisait d’eux des demi-frères de jésus et les enfants de Joseph issus d’un précédent mariage. L’existence d’une telle tradition dans un domaine qui, à mes yeux, ne concerne pas la foi et la morale (à savoir, l’identité exacte des proches de Jésus) ne peut suffire à établir la vérité. Jérôme avait-il, sur cette question, une information historique particulière dont les autres ne disposaient pas? L’exégèse que fait Jérôme des textes concernés est-elle convaincante? L’importance que Jérôme accorde à la virginité de Joseph doit-elle s’imposer à tous? Telles sont les questions qui décident de la validité d’une tradition qui ne peut tirer son authenticité du simple fait qu’elle est une tradition. La nécessité de se montrer prudent en matière de tradition n’est pas une affirmation purement théorique. Aux pages 38 et  suivantes de l’article précédemment cité, J. T. O’Connor critique l’exégèse que je fais des récits de l’enfance en ces termes: « Brown refuse de voir dans la tradition catholique un élément objectif qui peut contribuer à son exégèse de texte. » L’auteur de l’article suppose qu’il a « toujours » existé, dans la communauté chrétienne, une tradition selon laquelle le témoignage de la famille confirme l’idée de conception virginale. Je répondrai que la conception virginale est un dogme; l’idée que notre information est fondée est fondée sur le témoignage de la famille n’est pas un dogme. Et toute tradition, dans ce domaine, doit être examinée non point à partir du principe que l’Esprit Saint guide l’Église mais à partir des différentes données qui confirment cette tradition. En réalité, on ne trouve, au Ier siècle, aucune affirmation d’un semblable témoignage; c’est plus tard que le témoignage apparaît, dans l’apocryphe Protoévangile de Jacques, ainsi nommé parce que l’on suppose qu’il est l’œuvre d’un demi-frère de Jésus. De toute évidence, les faits que relate ce Protoévangile sont du domaine de la fiction. La tradition affirmant que Joseph et Marie ont été respectivement la source des récits de l’enfance de Matthieu et Luc, tient au fait que Joseph est le personnage principal du récit de Matthieu et Marie le personnage principal du récit de Luc. Le fait que l’on ait, pendant des siècles, accepté cette tradition ne repose sur aucune base plausible. L’Église est juge, en dernier ressort, en matière de foi et de morale; la critique historique est le critère de l’histoire. Un transfert des rôles, dans l’un ou l’autre sens, peut avoir des conséquences désastreuses.

Limitée également est la capacité du ministère à déterminer le sens littéral d’un passage de l’Écriture. En matière d’interprétation des Écritures l’appel à l’autorité de l’Église, guidée par le Saint-Esprit, est fondé sur le fait que cette interprétation concerne la foi et la vie des gens. Ce que signifie un passage pour les chrétiens est le problème qui concerne l’Église – et non la question semi-historique de ce que signifiait ce même passage pour la personne qui l’a écrit. Cela apparaît dans le fait que les interventions normales de l’Église catholique romaine en matière d’exégèse ont eu pour but de rejeter une interprétation qui contestait, de façon intolérable, le fonctionnement de l’Église comme les tentatives que fit la Réforme pour prouver, à partir de l’Écriture, qu’il ne devait exister que deux ou trois sacrements. Selon moi, et autant que je sache, l’Église catholique romaine n’a jamais défini le sens littéral d’un seul passage de la Bible.

Il faut souligner ici que l’utilisation qui a été faite de l’Écriture par les déclarations doctrinales du magistère dans la période précritique ne saurait constituer une réponse aux questions historico-critiques qui sont apparues par la suite. La Congrégation pour la doctrine de la foi a affirmé que les doctrines énoncées par le magistère ne peuvent répondre qu’à certaines questions et sont parfois formulées selon les conceptions d’une époque donnée susceptibles d’être modifiées. Il faut garder cela à l’esprit lorsque l’on établi un lien entre ces doctrines et les questions bibliques qui se posent aujourd’hui. Les déclarations du concile de Trente affirmant que le Christ a institué sept sacrements et que par les mots « faites ceci en mémoire de moi » le Christ a ordonné prêtre les apôtres représentent une interprétation de l’orientation générale de tout le Nouveau Testament pour la vie de l’Église. Elles ne répondent pas et ne répondront jamais à des questions historico-critiques telles que: le Jésus historique avait-il une idée claire de la notion de sacrement? Au cours de sa vie terrestre, combien de sacrements que nous connaissons aujourd’hui a-t-il consciemment envisagé? Avant sa mort, Jésus a-t-il réellement prononcé les paroles « Faîtes ceci en mémoire de moi » (absentes chez Matthieu et Marc du récit du dernier repas)? Ou bien s’agit-il d’une interprétation, postérieure à la résurrection, des implications du dernier repas à partir de la pratique eucharistique des premières Églises connues de Luc (22,19) et Paul (1 Co 11,25)? Le Jésus du ministère terrestre a-t-il envisagé que certains de ses disciples deviennent prêtres, au sens cultuel, et a-t-il conçu l’eucharistie comme un sacrifice? La réponse se trouve, non point dans une doctrine d’Église formulée par des gens qui ne se posaient pas ce genre de questions et n’y répondaient pas non plus, mais plutôt dans l’étude historique des évangiles et la recherche, au-delà des premières professions de foi, des circonstances du ministère de Jésus et de sa vision du monde. Même si la réponse aux questions est le plus souvent négative, cela ne signifie pas que l’Église de l’époque du concile de Trente ait eu tort d’affirmer que sa doctrine des sept sacrements correspondait à une juste interprétation de l’Écriture. C’était une interprétation du sens que, par effet de symbiose, l’Écriture en était venue à exprimer dans la vie de l’Église; ce n’était pas pour autant l’expression de ce qu’elle signifiait, au départ, dans l’esprit de ceux qui écrivirent les passages en question. »

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